La soirée est bien entamée et vous avez soudainement envie de manger quelque chose. Après un tour dans le garde-manger et le réfrigérateur, vous choisissez les aliments qui vous plaisent pour une collation. Jusque-là, tout va bien, mais la culpabilité se pointe le bout du nez.

Je n’aurais pas dû manger ce soir : j’ai gâché ma journée. Je vais surement avoir pris du poids à cause de cela. Je n’ai pas de volonté…

La croyance que manger en soirée serait nuisible pour notre santé et le maintien de notre poids est largement répandue, mais qu’en est-il vraiment? Pour décortiquer la question, discutons des quatre principales préoccupations que l’on entend en consultation :

1) « En soirée, je suis moins actif(ve) que le jour et ensuite je vais me coucher, donc mon corps emmagasine et prend du poids. »

FAUX

Le soir et la nuit, même si l’on est bien installé dans notre divan ou dans notre lit, notre corps n’est pas mort! Notre cœur continue de battre, nos poumons respirent, notre cerveau fonctionne, etc. Ces fonctions biologiques inconscientes, que l’on nomme le métabolisme de base, demandent beaucoup d’énergie à notre corps. Ainsi, le repas ou la collation de soirée pourra être mis à disposition comme source d’énergie pour ces fonctions vitales.

De plus, si vous évitez de manger le soir malgré la faim, il sera plus difficile de vous endormir avec le ventre creux. Vous pourriez même vous réveiller dans la nuit ou trop tôt le matin à cause de la faim; un autre signe que votre corps a besoin d’énergie, même la nuit!

2) « Les aliments consommés le soir sont plus engraissants que ceux consommés le jour. »

FAUX

Premièrement, il est important de mentionner qu’aucun aliment n’est plus engraissant qu’un autre. Deuxièmement, il n’y a aucun mécanisme qui transforme la valeur nutritive des aliments en soirée. Un bol de céréales le matin ou un bol de céréales le soir fournit exactement les mêmes nutriments!

Peut-être avez-vous l’impression d’avoir envie de manger des aliments plus riches ou plus sucrés le soir. Si c’est le cas, vous pourriez prendre le temps de réfléchir à vos différents besoins en soirée. D’abord, vérifiez si vous mangez suffisamment dans la journée. Peut-être que votre corps a un besoin biologique non comblé. Il est aussi possible que ces aliments soient associés à du réconfort, de l’apaisement ou à une récompense. Il se peut que vous ayez des besoins émotifs à combler le soir. Si vous vous sentez perdu(e) face à ces constats, l’aide de l’une de nos nutritionnistes spécialisées est suggérée. Il nous fera plaisir de vous accompagner.

3) « Lorsque je mange le soir, je perds toujours le contrôle. Alors, il vaut mieux éviter de manger. »

FAUX

Avez-vous déjà entendu parler du cercle vicieux de la restriction alimentaire et des excès? Plus on s’empêche de manger ou plus on juge négativement notre comportement, plus les chances de faire un excès sont grandes.

À la lecture de ce blogue, vous comprendrez qu’il n’y a pas de risque à manger le soir, qu’il s’agit d’un mythe alimentaire. Ainsi, si vous avez envie de manger ou si vous avez faim, choisissez les aliments qui vous plaisent et savourez-les. Vous verrez qu’avec le temps, en vous permettant de manger le soir sans conditions, les pertes de contrôle diminueront.

4) « Manger le soir dérègle nos hormones. »

FAUX

Parmi la littérature scientifique, certaines études sur des animaux suggèrent que manger la nuit – et non le soir – pourrait dérégler le cycle circadien (cycle hormonal de l’éveil et du sommeil) et ainsi augmenter la sensation de faim. Toutefois, ces études sont préliminaires et ne permettent pas de faire des recommandations pour les humains. De plus, elles ne discutent pas de l’effet de manger en soirée. Il n’est donc pas vrai de dire qu’une collation de soir serait nuisible pour l’équilibre hormonal.

Il est possible qu’il vous arrive de vous réveiller la nuit pour manger. Si cela vous arrive fréquemment et que vous êtes préoccupé(e), il est possible que vous soyez atteint d’hyperphagie nocturne. Une nutritionniste de notre équipe pourrait vous aider à comprendre et déconstruire ce comportement.

Il est possible que vous trouviez difficile de travailler vos habitudes alimentaires le soir. L’aide d’un professionnel qualifié dans l’approche anti-régime, telle que l’une de nos nutritionnistes, pourrait être avisée.

En terminant, que vous ayez faim ou simplement envie de manger en soirée, choisissez un aliment qui vous fait plaisir et savourez-le !

Catherine Panneton Dt.P., M.Sc

 

Manger ses émotions tel que dépeint dans les médias

Je regarde un film, un de ces soirs, et voici la scène :

Une jeune femme vient de se faire laisser et est dévastée. Elle retourne chez elle, enfile un pyjama douillet, ouvre le congélateur, attrape le pot de crème glacée, puis en mange en pleurant l’état de sa vie amoureuse.

Reconnaissez-vous ce grand cliché cinématographique? Eh oui! Cette femme mange ses émotions.

Si cette scène a été répliquée à tellement de reprises, ce n’est pas un hasard. Que ce soit pour se consoler d’une rupture, se distraire de la solitude ou se remettre du stress de la journée, manger ses émotions est plutôt universel pour qui a accès à la nourriture.

Mais tous les mangeurs émotifs ne sont pas considérés égaux! Avez-vous remarqué que la perception que l’on a de manger ses émotions peut varier en fonction des apparences? Plusieurs de mes client(e)s m’expriment vivre de la culpabilité de manger sans faim, mais que cela ne serait pas le cas s’ils et elles vivaient dans un corps plus mince! Comme si c’était un acte répréhensible seulement si on ne correspond pas aux normes de minceur. Quel double standard…

Est-ce étonnant quand on prend en considération les messages dans les médias?

Au grand écran, les personnes minces qui mangent leurs émotions seront souvent présentées de façon plus favorable. On éprouvera peut-être de la compassion envers elles, par opposition à du jugement envers les personnes rondes qui font la même chose.

Ces préjugés se transfèrent à la réalité, et il devient dangereusement facile de juger les gens qui mangent des aliments « réconfort » selon leur tour de taille. Pourtant, nous avons tous autant le droit de manger, peu importe la raison.

Mangez-vous réellement vos émotions?

Se sentant hors de contrôle devant certains aliments riches en sucre ou en gras, plusieurs sont persuadé(e)s de manger leurs émotions. Quelques raisons peuvent amener une rage alimentaire et il est parfois facile de les confondre. J’identifie les trois principales :

Les émotions (de toute évidence)

Certain(e)s mangeront pour le réconfort et l’apaisement durant un moment de tristesse, mais auront l’appétit coupé en période de grand stress. D’autres s’offriront un « trip de bouffe » pour se récompenser, par exemple après de longues heures d’étude pour un examen.

La restriction cognitive

Si je vous dis de ne pas penser à un ours polaire, quelle est la première image qui vous vient en tête? Un ours polaire, peut-être? On peut essayer d’ignorer nos aliments favoris, mais souvent plus on essaie, plus cela nous obsède et on finit généralement par en manger encore plus.

La faim physiologique

Nous avons besoin de nourriture pour survivre. Le corps met donc en place des stratégies pour manger et atteindre nos besoins, contre notre gré s’il le faut! La faim est LA cause la plus fréquente que l’on confond avec manger ses émotions, surtout pour ceux qui n’ont jamais appris à faire confiance à leurs signaux de faim et ne connaissent que les régimes, la culpabilité et la restriction. On en vient à normaliser la privation et à démoniser la « perte de contrôle » alors que c’est parfois la manière qu’emploie notre corps pour nous communiquer son besoin de carburant.

Au final, même si vous arrivez à identifier que vous mangez vos émotions, est-ce si mal de le faire? 

Le rôle de manger ses émotions

Quand on mange des aliments riches en gras ou en sucre, un effet intéressant peut s’observer dans notre corps : une diminution du niveau de cortisol, l’hormone du stress. Donc, c’est un moyen naturel de trouver de l’apaisement.

Vous pensez toujours que cela est une mauvaise chose? Penseriez-vous de même pour d’autres activités qui vous aident à réduire votre anxiété comme la peinture, la musique, le plein air ou l’activité physique? Pourquoi alors manger serait moins vertueux que de faire une séance de yoga pour gérer un stress momentané?

Tout est une question d’équilibre et de contexte. Si on mange nos émotions de façon sporadique, mais que nous avons également d’autres façons de gérer et vivre ces émotions, ce n’est pas un problème. Par contre, si notre seul moyen de vivre de la joie ou de se réconforter est de manger, cela peut devenir une façon d’éviter nos émotions. Cette forme d’évitement peut aussi s’appliquer à d’autres disciplines souvent considérées plus vertueuses. Par exemple, l’activité physique peut réduire notre stress, mais également devenir excessive, obsessive et affecter négativement notre santé physique et mentale.

Cela dit, si vous avez l’impression que vous perdez constamment le contrôle de l’alimentation et que la nourriture domine votre vie, n’hésitez-pas à nous consulter. On vous aidera à retrouver la paix avec la nourriture.

Danya Beauregard, Nutritionniste, Dt.P., RD

Aimez-vous votre corps? Qu’est-ce que cela veut dire pour vous? Parle-t-on de son apparence ou de ses capacités physiques? Est-ce qu’avoir une image corporelle positive est synonyme d’aimer son apparence? Ouf, compliqué tout ça!

Qu’est-ce que l’image corporelle?

Comme pour de nombreux autres concepts, il y a bien des façons de définir l’image corporelle. Plus globalement, celle-ci est la relation que nous entretenons avec notre corps. Selon vous, la vôtre est-elle positive ou négative? La réponse pourrait changer à la lecture de ceci.

Plutôt que de percevoir notre image corporelle comme positive ou négative, on devrait la voir comme s’étalant sur un continuum sur lequel chacun(e) d’entre nous se situe.

L’image corporelle est composée de plusieurs éléments, tels que;

  • La perception de notre apparence,
  • Les émotions ressenties envers notre corps,
  • Les pensées envers lui,
  • La capacité à écouter et comprendre les signaux qu’il envoie pour combler nos besoins,
  • Les actions envers lui.

Dans cette optique, si vous pensiez au départ avoir une image corporelle très négative, vous arriverez peut-être malgré tout à y trouver certains aspects positifs dont vous n’étiez même pas conscient(e)! En voici quelques exemples:

  • S’occuper de son corps en allant voir un(e) physiothérapeute, massothérapeute ou ostéopathe pour vous sentir mieux physiquement → action bienveillante,
  • Boire lorsque vous avez soif →écouter et comprendre vos besoins,
  • Apprécier l’apparence d’une partie de votre corps et la mettre en valeur (ex : maquiller ses yeux ou son sourire) → appréciation visuelle.

Si vous ne vous reconnaissez pas dans ces exemples, mais aimeriez tendre vers une relation plus positive avec votre corps, gardez espoir et continuez votre lecture! 

A-t-on besoin de trouver notre corps beau pour avoir une image corporelle positive?

Pas nécessairement! Plusieurs comparent leur corps aux idéaux de beauté ridiculement inatteignables depuis tellement longtemps que cela peut paraître difficile, voire impossible, d’imaginer un futur dans lequel leur image corporelle serait positive.

Peu de gens sont immunisés contre les insécurités, mais il y a bien d’autres façons d’apprécier notre corps et d’améliorer notre relation avec celui-ci autre que d’uniquement focaliser sur l’apparence. Voici quelques suggestions :

Types de relations avec le corps

Neutralité corporelle (Body neutrality)

Dans cette approche, on peut choisir d’accorder peu d’importance à l’apparence du corps. La beauté n’est pas quelque chose que l’on doit aux autres et notre valeur en tant que personne ne dépend pas de notre apparence.

Acceptation/amour du corps (Body acceptance et body love)

Accepter le corps tel qu’il est, qu’il corresponde aux normes de beauté de la société ou pas, et faire graduellement la paix avec son apparence en cessant délibérément d’essayer de le changer ou le cacher. Par exemple, miser sur le confort lorsqu’on choisit des vêtements plutôt que choisir ceux qui nous amincissent.

Respect du corps (Body respect)

Il s’agit d’apprendre à être à l’écoute et à reconnaître les signaux que notre corps nous envoie, et surtout de respecter ses besoins, autant au niveau de l’alimentation que du besoin de repos. Le corps nous parle et mérite d’être écouté du mieux que nous pouvons, peu importe son apparence.

Confiance en son corps (Body trust)

Avez-vous déjà eu envie d’essayer une activité, mais présumiez que votre corps n’en serait pas capable? Avez-vous déjà été surpris par ses capacités? Notre corps a ses limites, mais celles-ci gagnent à être explorées et peuvent évoluer. Dans le mouvement, par exemple, apprendre à faire confiance à son corps est de se lancer des défis. C’est aussi d’écouter nos limites réelles (ex : douleurs, fatigue). Du côté alimentaire, c’est également d’avoir confiance qu’il est capable de s’autoréguler grâce aux signaux de faim et de satiété et aux envies.

Appréciation du corps (Body appreciation)

Le corps est une merveilleuse machine qui nous permet de faire tant de choses! On peut apprendre à pratiquer la gratitude envers lui. Tout dépendant des capacités de chacun(e), le corps nous permet de marcher, bouger et nous déplacer, et d’ainsi être indépendant et explorer de nouveaux endroits. Notre corps nous permet également de connecter avec nos proches en leur parlant, en échangeant des regards, en les écoutant, en donnant des câlins, etc. Finalement, il nous permet de connecter avec notre environnement à travers nos sens tels la vue, l’ouïe, le toucher, etc. 

Autant d’approches que d’individus

C’est à vous de choisir quelles approches vous interpellent, vous semblent plus atteignables et correspondent à vos valeurs profondes. Peu importe la voie qu’on emprunte, cela peut prendre du temps quand on a vécu avec une image corporelle négative pendant des années, voire des décennies. N’hésitez pas à demander de l’aide. Chez LauGau Nutrition, nous sommes là pour vous.

Danya Beauregard, Nutritionniste, Dt.P., RD

Choisir de délaisser les régimes pour tenter l’alimentation intuitive peut engendrer plusieurs craintes bien légitimes.

L’approche anti-régime et l’alimentation intuitive diffèrent en tous points aux régimes : elles sont axées sur l’écoute de nos signaux et de nos envies et sur une relation saine aux aliments alors que les régimes prônent la restriction et le contrôle et font en général abstraction de nos envies et préférences alimentaires. Pour plus d’informations, lisez le précédent article de ce blogue, L’approche anti-régime.

Tout changement s’accompagne d’inconfort et de nouveauté, alors il est important de prendre un moment pour identifier vos blocages pour ensuite les travailler. Voici mes réponses aux craintes les plus souvent entendues en consultation :

1. J’ai l’impression de toujours avoir faim, même après les repas, alors j’ai peur de ne jamais arrêter de manger si je commence à écouter mes signaux!

Si vous avez suivi des régimes par le passé, vous vous êtes restreint(e) pendant une certaine période. Or, la restriction alimentaire peut avoir pour conséquence l’arrêt de l’envoi du signal de faim et/ou de satiété, car un cerveau dénutri réserve l’énergie aux fonctions vitales du corps uniquement. Si vous ne ressentez pas la faim et/ou la satiété et le rassasiement, il est possible que votre corps se croit encore en restriction.

Notre stratégie consistera donc avant tout à manger suffisamment et régulièrement. Votre corps comprendra alors que la période de famine est terminée et recommencera à vous envoyer des signaux clairs. Ensuite, il faudra apprendre à écouter ces signaux en vous connectant aux sensations, textures, arômes pendant votre repas.

Vous apprendrez donc à retrouver confiance en votre corps et en sa capacité à vous indiquer la quantité d’aliments à consommer.

2. Si je me laisse aller à mes envies, je vais juste manger des ______________ (insérer ici vos aliments interdits préférés)!

Après des semaines, des mois, des années de contrôle alimentaire, vous redoutez ce qu’il arrivera lorsque vous vous permettrez enfin de manger des aliments culpabilisants. Vous vous imaginez manger des beignes glacés au chocolat, une baguette de pain tout juste sortie du four, une poutine extra-fromage et une montagne de poulet frit…

Tout comme pour la restriction en Calories, la restriction d’un certain type d’aliments crée une peur du manque. Quand l’accès à ceux-ci est restreint, le corps aura envie de faire le plein lorsqu’ils redeviendront disponibles en prévision de la prochaine famine.

Pour diminuer cette impression de manque, on intègre les aliments auparavant évités graduellement. Cela permet de les apprivoiser et de réduire la peur de trop en manger.

Oui, au début, la plupart de vos envies concerneront probablement des aliments que vous évitiez, mais une fois qu’ils sont réintégrés, les envies se diversifieront. Vous aurez alors envie d’aliments de différents groupes alimentaires. J’ai d’ailleurs entendu plusieurs clients déclarer d’un air surpris qu’ils ont sincèrement eu envie d’une salade. Incroyable, mais vrai!

3. Suivre mes envies va nuire à ma santé.

L’univers des régimes encourage le tout ou rien; soit tu réussis le régime, soit tu l’échoues, soit tu prends soin de toi, soit tu te nuis. Or, ce que les régimes présentent comme « santé » ne l’est pas nécessairement. Prenons exemple sur les féculents. Plusieurs régimes les interdisent ou les restreignent alors que les glucides qu’ils contiennent représentent le carburant le plus efficace pour le corps, en particulier pour le cerveau et les muscles. Notre organisme utilise et aime les féculents!

Aussi, les aliments plaisir, que ce soit du gâteau, des bonbons ou des frites, contiennent des nutriments utiles pour le corps. Le gâteau, par exemple, contient de la farine (un féculent!), du lait (bonjour vitamine D, calcium et protéines!) et des œufs (source de protéines), tous des ingrédients que le corps utilise.

Rarement mentionné, mais tout aussi important, le stress, dont celui relié à l’alimentation et à la restriction, peut nuire à la santé. Il augmente le risque de souffrir de maladies cardiovasculaires, de désordres gastro-intestinaux (comme des brulements d’estomac) et de diabète, entre autres, et nuit à la qualité de vie en général. Réduire le stress et la culpabilité alimentaire (en apprivoisant ses envies) permettrait donc d’améliorer sa santé physique et mentale.

D’ailleurs, selon une centaine d’études, l’alimentation intuitive contribuerait à la santé. Les mangeurs intuitifs auraient une alimentation plus variée et plus satisfaisante tout en ayant un risque réduit de souffrir de maladies cardiovasculaires.

En conclusion

Bien que l’alimentation intuitive puisse éveiller chez vous quelques craintes, elle a beaucoup à offrir. Elle vous permettra de découvrir (ou redécouvrir!) vos signaux et vos envies dans le plaisir et la sérénité et contribuera même à votre santé sur le long terme.

Maude Martinez, Nutritionniste, Dt.P.

1 – Elle connait parfaitement les rouages des troubles alimentaires

Tout d’abord, qu’est-ce que le trouble alimentaire (TCA)? Ce trouble est considéré comme un désordre complexe qui, la plupart du temps, requiert une aide sérieuse afin de pouvoir s’en sortir. Il existe plusieurs professionnels de la santé prêts à offrir leur aide et à s’impliquer dans le processus de guérison incluant la nutritionniste, qui y tient un rôle primordial. Aller chercher un accompagnement auprès d’une nutritionniste ne veut pas dire que nous avons raté notre coup ou qu’on manque de volonté, bien au contraire! Cela veut simplement dire qu’on manque peut-être d’outils pour atteindre nos objectifs. Se donner le droit de s’écouter et d’aller chercher des conseils appropriés auprès d’une personne qualifiée n’est pas un signe de faiblesse, mais plutôt un réel signe de force!

2 – La nutritionniste offre une approche thérapeutique personnalisée

Tout le monde a ses propres idées préconçues de ce que fait une nutritionniste. Pour certains, il peut s’agir d’une personne énergique qui donne des conseils sur la bonne alimentation et la perte de poids dans des émissions télévisuelles et radiophoniques quelconques. Pourtant, dans le cadre de ses fonctions thérapeutiques, une nutritionniste en trouble alimentaire établit plutôt une relation solide de confiance basée sur une relation collaborative et d’empathie. Celle-ci explore avec une grande part de compassion et une bonne dose de curiosité chacun des obstacles, des défis et des peurs de chaque individu.

3 – Elle établit une évaluation des besoins nutritionnels

Dans le cadre de leur travail, les nutritionnistes entendent souvent «il faut que…», «que je mange ci ou que je fasse cela…». À ce moment, elles doivent aider leur patient(e) à découvrir ce qu’est le point de départ de cette motivation profonde à vouloir changer une habitude alimentaire. Évaluer l’alimentation actuelle de la personne ainsi que dresser la liste de ses besoins élémentaires est une base incontournable! Pour identifier un problème d’ordre nutritionnel, on doit tout d’abord dresser un portrait de la situation. Il s’avère donc essentiel de connaître ce qui caractérise l’alimentation de la personne pour ensuite pouvoir établir un bon plan d’intervention individualisé.

Les stratégies à déployer peuvent par exemple, inclurent l’utilisation d’un plan alimentaire progressif, l’implantation d’objectifs nutritionnels, l’assimilation des concepts de l’alimentation intuitive et bien plus!

D’autres objectifs d’introspection personnelle peuvent être appliqués avec la nutritionniste tels que : la flexibilité, l’autonomie et la confiance déployées par la personne en rapport à son alimentation.

4 – Elle cherche à diminuer les symptômes des troubles alimentaires

Voici une liste des signes et des changements comportementaux, physiques et psychologiques qui accompagnent le plus souvent un trouble des conduites alimentaires :

– Restrictions alimentaires

– Peur profonde des aliments

– Vomissements provoqués

– Prise de laxatifs

– Exercices excessifs

– Pertes de contrôles alimentaires

Ces obsessions affectent négativement la santé, les relations et la vie quotidienne des gens ayant un TCA. En effet, il arrive souvent que la personne se définisse par un trouble, car il prend toute la place. Il est important de mettre l’accent sur le fait que la personne n’est PAS un trouble alimentaire, mais que celui-ci fait simplement partie de sa réalité. Changer son comportement peut être une expérience plus que déroutante!

Pour la nutritionniste, amener quelqu’un à se dissocier de son TCA est la plus grande source de motivation à faire son travail. Elle cherchera à favoriser une saine gestion des émotions de son client(e), le trouble alimentaire agissant souvent comme un moyen intime de gestion de ses émotions. Ainsi, la nutritionniste demandera plutôt au client : «comment il va» plutôt que de mettre l’accent sur ses comportements. Elle cherchera alors à changer les pensées négatives reliées au trouble afin de l’aider à développer un dialogue intérieur plus sain.

Travailler par petits objectifs, un pas devant l’autre, en étroite collaboration avec l’individu et en fonction de ses besoins, est un gage de réussite vers une future guérison!

La professionnelle pourra également accompagner les personnes souffrant d’un trouble concernant l’exercice physique excessif afin de réduire l’accent mis sur leur compulsion à faire du sport et d’éventuellement travailler à établir une relation plus saine face à la fréquence de leur entrainement. Elle s’assurera aussi que la personne s’alimente adéquatement afin de soutenir son corps de la meilleure manière possible lors de sa pratique.

5 – La nutritionniste est très sensible face à l’insatisfaction de l’image corporelle

Petite question pour vous : qui peut dire avec assurance qu’il ou elle aime son corps tel qu’il est aujourd’huide la tête aux orteils ? Il y a fort à parier que très peu de gens ont répondu un «MOI» fort et convaincu à cette question. Tout le monde peut avoir plusieurs insatisfactions corporelles comme le poids ou la musculature. Avec vous, la nutritionniste travaillera au niveau de la perception de votre image corporelle. Ensemble seront explorés la relation entre le poids, l’alimentation utilisée, la santé, les distorsions corporelles, tout ce qui influence nos modèles de beauté et finalement l’impact de tous ces facteurs sur vos comportements alimentaires.

Il est facile d’oublier que l’image corporelle est en réalité composée de deux parties : le corps tel qu’il est ET la perception que l’on a de notre corps. La perception du corps est un concept psychologique qu’il faut travailler comme tel. Autrement dit, on ne règle pas une difficulté psychologique en modifiant le physique.

Une excellente nouvelle à apprendre : c’est que la perception que nous avons de notre corps peut s’améliorer sans avoir à modifier ce dernier. Mais afin de réussir, il faut vouloir travailler à restructurer nos pensées et nos comportements destructeurs.

N’hésitez pas à demander l’aide d’une nutritionniste!

Si l’alimentation, le sport ou l’image corporelle est source de stress dans votre vie, si vous avez l’impression que cela prend trop de place dans vos pensées au quotidien, n’hésitez pas à nous contacter. Nous, nutritionnistes, sommes là pour vous, désireuses de répondre à vos questions et de vous accompagner dans vos objectifs avec toute notre compassion, peu importe votre situation, et sans aucun jugement.

Danya Beauregard, Nutritionniste, Dt.P., RD

Laurence Gauvin, Nutritionniste, Dt.P., M.Sc